Dès neuf heures du matin, je me lève le cœur battant, je sais que je vais vous rejoindre au sauna à Toulouse ce soir de Février…
Arrivés devant l’entrée, il a eu une hésitation qui t’a fait rire, un rire cristallin, tu as penché la tête en arrière, offrant ta gorge. Puis tu as déposé un baiser léger sur le coin de ses lèvres et en le tirant par la main, vous êtes entrés.
J'imagine Caly un peu inquiète au moment de sortir des vestiaires, en peignoir.
A 21h, je pénètre dans les lieux. Je me déshabille vite, prends une serviette, et sors des vestiaires. Je vous cherche du regard. Dans la première salle, celle de repos, quelques couples sont allongés, et discutent tranquillement en buvant des thés à la menthe. Vous n'y êtes pas. Je rentre dans la salle principale un bassin central à fond plat, entouré d’un muret bas ceint de colonnes dans les tons de bleus et ocres. Une eau pure à 28°C.
Là, dans un coin, je t'aperçois aux côtés de Ben. Tu es visiblement maintenant assez à l'aise. Je m'approche naturellement et m’assieds à vos côtés, Ton regard se pose sur moi. Je te regarde et te fais un petit signe de tête, comme à une connaissance. Et là, pour la première fois, tu me souris. Mon cœur bat plus vite mais je ne montre pas mon émoi. Je ne sais rien de toi en dehors de tes photos, de tes messages sur ton site. Mais j’imagine que tu es quelqu’un de cultivée. Tu soulèves ta tête que tu as posé sur l’épaule de ton ami, tu me regardes dans les yeux, une minute qui me paraît une éternité. J’ai arrêté de respirer. Ton sourire est franc et direct.
Ton sourire encore accroché à mes yeux, tu m’embrasses sur la joue aux commissures des lèvres. Je ne m’en lasse pas.
Nous nous présentons. Nous parlons longuement de la conception de votre site, je dis à Caly combien je la trouve belle, sensuelle, féminine, élégante…. Puis, je viens m’approcher tout près d’elle, la frôlant…
La sensualité du lieu s'est transformée en érotisme et j'ai maintenant envie de transformer cet érotisme en plaisir bien charnel… J'ai envie de la caresser, la lécher, l’embrasser,. J’ai envie du regard de Ben sur nous, de sentir le plaisir qu’il prend à te voir chavirer sous mes caresses.
Ma main vient s’insinuer entre tes cuisses sous le peignoir, que tu écartes machinalement. Je passe un doigt sur tes petites lèvres que je sens gonflées de plaisir. Tu es humide aussi à cet endroit. Sous ma caresse plus intrépide, je viens d’entrer un doigt en toi, je vois ta main qui se crispe plus fortement sur le sexe de Ben. Il a fermé les yeux. Cette caresse doit lui être douce. Des images me viennent à l’esprit, vos deux corps noués, entrelacés, dans une harmonieuse osmose lorsque vous faites l’amour. J’ai envie de vous voir faire l’amour.Une envie sans retenue, sans conscience. Une envie. Qui devient trop forte. Qui me submerge, me soulève, me fait soupirer et gémir tant elle s’insinue dans mon esprit. Tu sens mon désir, tu serres tes cuisses sur ma main, tu accélères le mouvement de ta main sur son sexe….
Mais non, cela va trop vite encore, trop brutal… Il nous faut plus de temps. Il faut que nous patientions. Nous sommes tous les trois pantelants de désir et conscients que nous sommes à la frontière de l'interdit.
Je te prends par la main et tu prends celle de ben. Mon interruption a fait baisser notre désir mais je sens qu’au moindre geste, au moindre regard nous serons prêts à reprendre notre jeu sensuel. Nous vivons une complicité de plus en plus forte.
Tu t’allonges en arrière sur le sol, abandonnée et pantelante, Ben ouvre ton peignoir. Je descends le long de ton ventre, passe ma langue sur ton nombril qui est joliment dessiné, fait courir ma langue vers ton pubis et enfin j’atteins ton sexe. Tu ouvres les cuisses. Je passe ma langue sur toute leur longueur, jusque derrière les genoux, te buvant, t’avalant, t’aspirant. Je prends ton pied entre mes lèvres et suce délicatement chacun de tes divins orteils vernis. Je te sens te cambrer, mes mains passent sous tes fesses. Je suis entre tes jambes et je vais te boire, jusqu’à ce que tu cries « grâce » !
Je prends ton clito entre mes lèvres, je joue avec, le serrant, l’aspirant, passant ma langue pointue dessus, dans un mouvement circulaire, j’entre ma langue en toi, écartant tes petites lèvres roses. Je peux enfin te goûter et mon plaisir revient en force. Tu te cambres plus encore, tu gémis. Ta bouche prend le sexe de ben qui s’offre à toi, je te fais l’amour avec ma bouche. Il a posé ses mains sur tes seins. Il les caresse doucement l’un après l’autre et quand je croise son regard, je ne vois que plaisir et contentement. Les gémissements et les soupirs que tu lui arraches par ta caresse sur son sexe ne font qu’accroître mon envie d’entendre les tiens.
Paul
Ton corps est parcouru de frissons, son corps se tend, il explose en toi et je vois un sourire se dessiner sur tes lèvres, ton regard se fait chavirant et tu exploses sous ma bouche. Il passe une main tendre dans tes cheveux et sur ton cou. Je me redresse et mes lèvres rejoignent les tiennes. Sa main caresse un de tes seins remonte sur tes épaules et glisse dans ton dos. Nos doigts, les tiens, les miens se prennent. Tu me serres contre toi. Je sens ton plaisir, encore présent.
Lorsque nous sortons, le reste du sauna est pratiquement désert. Il flotte dans l’air un parfum suave. Nous rejoignons les vestiaires. Vous sortez devant moi. Un sourire aux lèvres, un baiser chaste sur le coin de nos lèvres belle Caly, nos regards qui se comprennent. Je prends à gauche, vous à droite. Nos routes se sont croisées, nos destins nous feront un jour, j’en suis sûr, nous retrouver, quelque part peut-être au pays basque que j’aime tant.